mardi 25 janvier 2011
samedi 22 janvier 2011
Dalat Bienvenue à Dalat!
Lien du premier film réalisé pour Enfants d'Asie dans le pensionnat de Dalat!
Bienvenue chez les Cocos..
Chine, Corée, Cuba, Vietnam..Cherchez l’intru ? Le V de Vietnam ? Non, ces quatre pays ont en commun le C de Communuiste.
Au quotidien ? Paradoxalement, le Vietnam au premier abord parait bien plus ouvert d’esprit que ne l’est la Malaisie ou l’Inde : couples s’embrassant dans les rues, homosexuels, alcool à flot, cigarettes…Le Communisme au Vietnam semble se résumer à des affiches en l’honneur du PC, des policiers à l’allure seventies en URSS, des drapeaux rouges, une architecture des années 30…Rien ne transparait donc vraiment voire rien n’est vraiment transparent…
C’est en nous rendant à Sapa à la frontière chinoise que le mot communisme prend tout son sens : Impossible d’avoir un guide non officiel c'est-à-dire fonctionnaire et donc membre du parti…et le discours l’accompagnant… « l’école est obligatoire jusqu’à 12ans » « l’eau est partagée, elle n’appartient pas vraiment à quelqu’un »…La langue de bois est moins radicale dans les faits qui ne peuvent être trompeurs…Impossible de dormir à Dalat dans le pensionnat religieux où nous tournons car la police rôde, Le barmaid qui descend la grille du bar où nous sommes de peur que la police ne vienne nous réclamer de l’argent…Pourtant nombreuses sont les anecdotes démontrant que le régime prend goût au capitalisme :
Ceci tient en trois lettres, KFC (Kentucky Fried Chicken), ou en un chiffre 85% de banques privées, ou dans un fait : vous interdire de prendre des photos dans l’enceinte du tombeau d’Ho Chi Minh mais vous vendre des appareils photos dans la dite enceinte…
Finalement outre la notion de droits et devoirs qu’inculquent le communisme, le plus prégnant dans ce pays est sans nul doute le fait que le pays n’est plus en guerre depuis seulement 20ans : trouver des médailles de guerre retrouvées sur l’ennemi Américain à vendre sur les quais de la rivière des Parfums à Hué, afficher des reliques de tanks Américains à Hanoï, nommer au moins une rue ou une place Dien Bien Phu par ville…Autant de signes de la fierté nationale exposée au grand jour. Le pendant positif de cette histoire récente est le joie de vivre communicative des Vietnamiens…sans oublier le fait qu’en tant qu’ancienne colonie française..le Vietnam est un des rares pays d’Asie du Sud Est où l’on trouve..du pain !
Passer Noël en terre musulmane..
Puisque l’Islam est la religion institutionnelle de la Malaisie que nous rejoignons le 24 Décembre après un mois en Inde. Notre arrivée est toute aussi choquante que notre arrivée en Inde tant les buildings, la propreté, l’utilisation de passeports biométriques, la modernité aseptique ambiante, l’argent à flot contrastent avec le caractère chamarré de l’Inde. Le seul point commun, nos slaloms entre les voitures allemandes sur les 4 voies non moins dangereux que nos slaloms entre les rickshaws ou mobylettes sur les « routes » indiennes. Comment la Malaisie est devenue ce qu’elle est aujourd’hui ?
Non loin de l’Indonésie, premier pays musulman au monde, la culture religieuse islamique semblait être un passage obligé pour la Malaisie dont l’occupation anglaise a pourtant pris fin uniquement en 1957. A l’identique de nombreux émirats arabes ou comme le non loin Bruneï, la Malaisie a fondé son développement sur la pétrole constituant aujourd’hui 80% des revenus de l’Etat, ce doublé d’une d’ une grande fierté nationale puisque la Malaisie est le seul des quatre tigres à avoir refusé l’aide du FMI lors de la crise financière asiatique de 1997. Paradoxe, Kuala Lumpur de par ses grands axes rectilignes, ses superpositions de quartiers aisés et de « ghettos », ses malls a tout de la grande ville américaine..ou de Jérusalem : entendre l’appel à la prière du Muezzin lors de la messe de Noël est assez énigmatique.. !
Finalement c’est notre virée à Singapour qui nous fait prendre conscience que la Malaisie n’a pas encore atteint son stade ultime de développement. Quoique voisins, les deux pays sont plus que méfiants l’un à l’égard de l’autre. Refusé par la Malaisie dans l’Union Malaisienne en 1963, Singapour paradoxalement ne serait pas devenu Singapour sans son « ennemi » Malais. Singapour ou « Singap » pour les expatriés a tout pour rivaliser avec les plus grandes places économiques mondiales. LVMH, Prada, Gucci se disputent la plus grande vitrine d’Orchard Road, la jetée le long du port n’a rien à envier à Disneyland, le Casino nouvellement construit à l’architecture plus qu’original et dantesque..Singapour et Kuala Lumpur ne jouent clairement pas dans la même catégorie..mais pas avec les mêmes règles non plus..Facilité de création d’entreprise à Singapour contre copinage réglementé en Malaisie, taux d’imposition réduit à 17%...voilà qui explique peut être que la communauté HEC soit dix fois plus nombreuse à Singapour qu’à Kuala Lumpur !
En 36Millions de Dieux tu croiras…
Les yeux agars de notre guide à Orcha face à notre ignorance…Notre étonnement face aux milliers de pèlerins venus saluer Saint François à Goa …Notre interrogation quant aux bigarrures locales….Si vous vous retrouvez dans un de ces exemples, néophyte en Hindouisme nous pouvons vous appeler car comme le dit si bien Aravind Adiga dans son livre White Tiger, la religion Hindouiste par ses 36Millions de Dieux qui la composent la rend autant difficile d’accès au premier abord que malléable dans ses multiples interprétations.
Ceci explique sans doute la diversité de « congrégations » que nous avons pu rencontrer au cours de notre mois en Inde. Reconnaissables à leurs tenues vestimentaires chamarrées, les différents courants religieux ont tous le même socle commun : la croyance en la Trimurti soit la Trinité composée de Brahma, Vishnu et Shiva. Au-delà des nuances de croyances ce sont davantage les nuances par rapport à la société occidentale qui sont notables mais aussi les conséquences au niveau géopolitique, culturel qui ressortent de cette société bigarrée.
En effet, la croyance en un bon ou mauvais karma donne lieu à une certaine fatalité dans le quotidien. Doublé du système de caste, ceci est d’autant plus prégnant en Inde que dans tout autre pays hindouiste. Né Intouchable, l’on restera intouchable à vie, c’est un fait sans aucune envie apparente de la part des concernés de changer la donne…A se demander si tout Indien n’a pas comme deuxième prénom Jacques…le Fataliste ! Le plus dérangeant est que ce discours est identique chez les jeunes de 20 ans que chez les retraités…qui ne touchent d’ailleurs pas de retraites.. !
Finalement, même si peu exemplaire d’un point de vue géopolitique à bien des égards, en témoignent ses relations conflictuelles avec le Pakistan pour le Cachemire, sa domination latente sur le Bangladesh, l’Inde peut se targuer à l’instar de son voisin chinois d’avoir su maintenir la paix religieuse, ce qui pour le futur n’est pas vain dans un pays atteignant le milliard deux d’habitants…
In….de, trois c’est parti !!
«C’est la possibilité de réaliser un rêve qui rend la vie intéressante » découvre le berger dans l’Alchimiste de Paulo Coelho. A l’instar de bergers munis de sacs à dos à défaut de bâtons , nous prenons notre charrette enfin notre avion direction Chennai en Inde. L’arrivée quoique matinale n’en reste pas moins sportive. Trouver le bon bus en échappant à la fourmilière des rickshaws, slalomer dans la gare entre les familles qui jonchent le sol, trouver un distributeur de..roupies.. !
Nous descendons donc directement à Mahabalipuram, petit village décrit comme..paisible..pour entamer la visite du Sud lors des 15 premiers jours, les 15 derniers étant réservés au Nord de l’Inde dont les différences avec le Sud sont notables.
D’influence musulmane beaucoup plus longue, le Nord est bien plus stricte sur les plaisirs de la vie..A Orcha, petit ville de l’ancien Empire Moghol, on propose aux touristes des bouteilles emballées dans du papier journal. De même loin de fumer ,les hommes se contentent de mâcher du tabac autorisé dans leur loi religieuse.
Le climat est à l’image des règles qui gouvernent tacitement la région..vigoureux tout autant que rigoureux..En témoigne notre nuit à Tala par -4°C. Al’instar de la France, le Sud est doté de plages de sable fin, de mer bleue, de palmiers, le Nord faisant davantage penser aux paysages agricoles de la Beauce.
Cette vision globale romancée cache cependant certains détails voir péripéties de notre voyage…Retenons ces dernières sous forme de ..Commandements !
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