dimanche 24 avril 2011

Olga, Omar et tous les autres..


Omar le chilien, Kampuch le cambodgien, Tran le vietnamien…tous ces personnages de notre aventure ont en commun un bien triste passé..celui d’avoir été ou d’être citoyen d’une dictature…
Une redondance prend part dans nos esprits…comment aujourd’hui peut on encore risquer sa vie pour ses idées politiques?

Marcelo le professeur des stages de cuiseurs solaires, exile pendant 3 ans en Equateur sous la dictature de Pinochet témoigne…`en étant a la gauche de la gauche je n’avais pas le choix c’était l’exil ou ma vie`

Dans la même ligne d 'idée, Omar, notre hôte chilien, la soixantaine passée, marie , 3 enfants nous explique l’humiliation vécue dans les geôles chiliennes qu’il a connues 3 ans Durant sous Allende. Mais il raconte aussi dans une voie empreinte de nostalgie ses rencontres inoubliables avec les cures emprisonnes et remercie au passage dans un français presque parfait la France de lavoir recueilli 11ans durant.

C’est au tour de Kampuch, notre hôte cambodgien de nous faire prendre conscience de la récente histoire du pays …au détour dune conversation sur nos familles respectives … `je n’ai plus de famille. Un jour je suis rentre chez moi et les forces de Pol Pot avaient assassine mes parents ainsi que mes frères et sœurs. Je suis l unique survivant seulement car cette nuit la je n’étais pas la… !`

Ho chi Minh, février 2011, rencontre avec un directeur français d université….mais celui ci est accompagné…..fait office de collègue sur des sujets non maitrise par le dit directeur des études…les dires comme `en chine c est une vraie dictature` la méfiance de notre hôte a l’égard de sa collègue, le fait de nous dire clairement qu’au Vietnam on ne parle pas de politique, qu’en tant qu’etranger vous ne pouvez dormir chez les locaux uniquement si vous allez vous faire enregistrer a la police…autant de petites phrases qui nous mettent la puce a l’oreille….Nous ne sommes pas en terrain conquis.

Des tranches de vie pas comme les autres, au moins pas comme les nôtres….

lundi 18 avril 2011

Quand V'ideaux pose pied en Amerique Latine!


Quelques touches de vert font office de taches dans un paysage aussi sec que le désert de San pedro de Atacama, le plus aride au monde…et pour cause nous ne sommes qua quelques centaines de km de San Pedro de Atacama exactement à Navidad , 200km au sud de Santiago.
C’est ici que Bolivia Inti, association française est en partenariat avec Colama une association locale qui produit et diffuse dans les campagnes des cuiseurs solaires, des fours économiques, des douches solaires, des sécheurs de fruits et des marmites norvégiennes. C’est aussi grâce au soutien de l’ONU qui finance un programme du PNUD à la suite du tremblement de terre dont a été victime la population locale que l’action peut être pérennisée.

Le 1er jour de notre tournage correspond au 1er jour de stage des familles choisies pour obtenir le cuiseur solaire. 12 personnes parmi lesquels Guillermo le seul homme se sent un peu perdu ! Critères pour être parmi les heureux élus : critères sociaux ou victimes du tremblement de terre mais aussi travailler au moins 4 jours de la semaine. Moyenne d’âge 45 ans, bien moins que la moyenne du village victime d’exode rurale mais aussi et surtout de désertification. Encourages par le gouvernement pour planter des eucalyptus et des pins plutôt que du blé ou du mais, nombreux sont les paysans qui ont vu leur revenus croitre très vite mais ce de manière non pérenne tant ces récoltes sont demandeuses en eau. Ainsi le bois acheté par certaines multinationales de meubles est devenu le problème majeur, le bois local étant vendu a l’export.
Il est donc devenu impossible pour ces familles de subvenir a leurs besoins primaires tels ceux de se chauffer ou de cuisiner. L’idée est alors venue de faire du soleil un atout!

Juanita, maman de 3 enfants dans la campagne de Navidad témoigne: `le cuiseur solaire me permet d’économiser du bois, de l’eau et surtout du temps. Je peux désormais faire d’autres taches pendant la cuisson. En prime la maison n’est plus enfumée et nous n’avons plus besoin de sortir lors de la cuisson sans parler du fait que les aliments ne sèchent plus mais se conservent beaucoup mieux et beaucoup plus longtemps.`
Témoignage identique de Mercedes dont les arbres fruitiers sont la seule source de revenus.




Gâteau au chocolat, flan, et autres `dulces` locaux ou non, 2h de cuisson dans le cuiseur solaire, il n’en fallait pas plus a nos stagiaires pour être convaincus de l’utilité du cuiseur solaire et accueillir ainsi comme il se doit demain la responsable du programme de l’ONU!

Pour plus d'informations suivez ce lien! http://www.boliviainti-sudsoleil.org/

vendredi 8 avril 2011

Article V'ideaux sur le tournage de Cebu dans le centre Enfants du Mekong!


« On croit faire un voyage mais finalement c’est le voyage qui nous fait ou nous défait » rappelle Nicolas Bouvier. Apres une semaine de tournage au foyer EDM de Cebu aux Philippines, c’est l’experience qu’on vecue Marc- Antoine Sergeant, Edouard Combette, Wandrille George et Pascaline Bertaux de l’association Vidéaux dont le but est de créer des films promotionnels pour des ONG.

Notre partenariat avec EDM avec  a été mis en place dès aout a Asnières pour prendre pied 11 300 km plus loin, en  mars, en immersion dans le foyer de Cebu , la deuxième ville des Philippines. Impressions terrains !
Il est 5h Cebu s’éveille! Il en est de même pour notre équipe, dont le tournage débute ce matin. Apres une réunion en amont du tournage pour finaliser le synopsis, nous avons décidé de commencer par filmer la vie quotidienne du centre de Cebu où vivent 30 étudiants en études supérieures. Petit déjeuner sale des 6h, vaisselle, jardinage, lessives : le but est de prendre de visu les taches qui responsabilisent ces étudiants, âgés de 17 a 20 ans. Mais attention, loin de se cantonner aux taches quotidiennes du foyer, la trame du film est bien d’insister sur les valeurs qui font la différence d’Enfants du Mékong à savoir le développement personnel et l’insertion dans la vie professionnelle! C’est donc Romnick et Teresa qui seront nos guides !


Forger les aptitudes humaines, logique ancrée dans les programmes d’EDM
 Direction le bureau de Romnick, ancien élève du programme EDM à Cebu, aujourd’hui employé de NCR, multinationale informatique qui quoique anxieux devant la caméra nous livre avec sourire les moments passés  dans le cadre d’enfants du Mékong tels que les cours de soutien scolaires donnes aux enfants de la décharge de Cebu.
Ni une ni deux, camera prête à l’emploi, nous voila partis pour la décharge de Cebu. Quel choc de voir ces enfants ont fait du champs de detritus leur aire de jeu.. et de travail. Cecilio et Villemeline sont avec nous. Ils sont les deux responsables du Soutien scolaire aujourd’hui et enseignent aux enfants fractions, dictées en anglais, pour le plus grands bonheur de ces derniers qui voient en ces `Kuyas` (grand frère) et `Ate` (grande soeur) des modèles de réussite issus pourtant des mêmes bidonvilles.

Le lendemain, Elise la responsable du centre organise une petite expedition : Nous nous rendons dans le village de Tap Tap où vivent les parents de Teresa, qui étudie actuellement a la prestigieuse université San Carlos de Cebu. Quatre morceaux de bois font office de fondation pour la maison, quatre planches font office de murs, quatre bambous font office de toit…et c’est la que vivent toujours les 4 frères et sœurs de Teresa . Nul besoin de dicter à Teresa un discours pour que transparaisse sa reconnaissance vis-à-vis des personnes engagées sur le terrain tout comme celle de son parrain.

Teresa nous parle aussi très fièrement de la gestion du budget nourriture du foyer dont elle s’occupe. Gérer 10 000 pesos hebdomadaires, soit 5 fois le salaire mensuel de ses parents, établir les menus pour 25 personnes , Teresa bénéficie d’un vrai rôle de gestionnaire. Cet exemple de gestion de budget est un très bon moyen de responsabiliser l’élève afin de lui (re) donner confiance en lui  ce en incluant l’idée de communauté dans les décisions a prendre
`
Insérer les jeunes dans la vie professionnelle, la continuité de l’action en amont d’EDM

Rencontrer personnellement son parrain voila sans nul doute l’un des rêves qui revient le plus souvent dans la bouche des ses jeunes. Travailler pour soutenir sa famille est le leitmotiv ici, dans ce pays ou les liens familiaux sont premiers et ou les condition de vie terribles enseignent la solidarite.
19h, la sonnette du centre retentit…les yeux s’écarquillent , l’excitation est bien présente même si la raison prend le dessus conscient de la richesse des échanges que les étudiants pourront avoir avec ces professionnels du rotary qui se sont déplacés au centre pour passer la soirée avec eux. `C’est en rencontrant des professionnels qu’ils prennent conscience des opportunités professionnelles qui s’offrent ou non à eux tout en restant humbles` nous expliaue Elise, la responsable du centre. C’est aussi dans cette optique d’insertion dans la vie professionnelle que s’inscrit le partenariat avec Passerelles Numériques dont bénéficient plusieurs élèves d’enfants du Mékong. Au carrefour entre les études et leur premier métier, les élèves ont la chance de côtoyer des grands noms du domaine informatique partenaires de Passerelles numériques telles qu’Accenture, Lexmark, NCR,NEC. Sur le terrain voici les impressions de Wandrille `Les élèves  sont ainsi plongés dans le grand bain dès leur premier emploi dans, ce qui les poussent a se dépasser et qu’ils considèrent comme une marque de confiance dont ils sont reconnaissants`

C’est cette marque de reconnaissance que nous souhaitons transmettre aux personnes impliquées tout comme à ces élèves car ils nous ont permis de vivre cette fameuse citation de Marcel Proust `le seul, le vrai, l’unique voyage c’est de changer de regard`




jeudi 7 avril 2011

V'idéaux et Enfants du Mékong aux Philippines

Dernière production de V'idéaux aux Philippines dans le centre d'Enfants du Mekong à Cebu