« On croit faire un voyage mais finalement c’est le voyage qui nous fait ou nous défait » rappelle Nicolas Bouvier. Apres une semaine de tournage au foyer EDM de Cebu aux Philippines, c’est l’experience qu’on vecue Marc- Antoine Sergeant, Edouard Combette, Wandrille George et Pascaline Bertaux de l’association Vidéaux dont le but est de créer des films promotionnels pour des ONG.
Notre partenariat avec EDM avec a été mis en place dès aout a Asnières pour prendre pied 11 300 km plus loin, en mars, en immersion dans le foyer de Cebu , la deuxième ville des Philippines. Impressions terrains !
Il est 5h Cebu s’éveille! Il en est de même pour notre équipe, dont le tournage débute ce matin. Apres une réunion en amont du tournage pour finaliser le synopsis, nous avons décidé de commencer par filmer la vie quotidienne du centre de Cebu où vivent 30 étudiants en études supérieures. Petit déjeuner sale des 6h, vaisselle, jardinage, lessives : le but est de prendre de visu les taches qui responsabilisent ces étudiants, âgés de 17 a 20 ans. Mais attention, loin de se cantonner aux taches quotidiennes du foyer, la trame du film est bien d’insister sur les valeurs qui font la différence d’Enfants du Mékong à savoir le développement personnel et l’insertion dans la vie professionnelle! C’est donc Romnick et Teresa qui seront nos guides !
Forger les aptitudes humaines, logique ancrée dans les programmes d’EDM
Direction le bureau de Romnick, ancien élève du programme EDM à Cebu, aujourd’hui employé de NCR, multinationale informatique qui quoique anxieux devant la caméra nous livre avec sourire les moments passés dans le cadre d’enfants du Mékong tels que les cours de soutien scolaires donnes aux enfants de la décharge de Cebu.
Ni une ni deux, camera prête à l’emploi, nous voila partis pour la décharge de Cebu. Quel choc de voir ces enfants ont fait du champs de detritus leur aire de jeu.. et de travail. Cecilio et Villemeline sont avec nous. Ils sont les deux responsables du Soutien scolaire aujourd’hui et enseignent aux enfants fractions, dictées en anglais, pour le plus grands bonheur de ces derniers qui voient en ces `Kuyas` (grand frère) et `Ate` (grande soeur) des modèles de réussite issus pourtant des mêmes bidonvilles.
Le lendemain, Elise la responsable du centre organise une petite expedition : Nous nous rendons dans le village de Tap Tap où vivent les parents de Teresa, qui étudie actuellement a la prestigieuse université San Carlos de Cebu. Quatre morceaux de bois font office de fondation pour la maison, quatre planches font office de murs, quatre bambous font office de toit…et c’est la que vivent toujours les 4 frères et sœurs de Teresa . Nul besoin de dicter à Teresa un discours pour que transparaisse sa reconnaissance vis-à-vis des personnes engagées sur le terrain tout comme celle de son parrain.
Teresa nous parle aussi très fièrement de la gestion du budget nourriture du foyer dont elle s’occupe. Gérer 10 000 pesos hebdomadaires, soit 5 fois le salaire mensuel de ses parents, établir les menus pour 25 personnes , Teresa bénéficie d’un vrai rôle de gestionnaire. Cet exemple de gestion de budget est un très bon moyen de responsabiliser l’élève afin de lui (re) donner confiance en lui ce en incluant l’idée de communauté dans les décisions a prendre
`
Insérer les jeunes dans la vie professionnelle, la continuité de l’action en amont d’EDM
Rencontrer personnellement son parrain voila sans nul doute l’un des rêves qui revient le plus souvent dans la bouche des ses jeunes. Travailler pour soutenir sa famille est le leitmotiv ici, dans ce pays ou les liens familiaux sont premiers et ou les condition de vie terribles enseignent la solidarite.
19h, la sonnette du centre retentit…les yeux s’écarquillent , l’excitation est bien présente même si la raison prend le dessus conscient de la richesse des échanges que les étudiants pourront avoir avec ces professionnels du rotary qui se sont déplacés au centre pour passer la soirée avec eux. `C’est en rencontrant des professionnels qu’ils prennent conscience des opportunités professionnelles qui s’offrent ou non à eux tout en restant humbles` nous expliaue Elise, la responsable du centre. C’est aussi dans cette optique d’insertion dans la vie professionnelle que s’inscrit le partenariat avec Passerelles Numériques dont bénéficient plusieurs élèves d’enfants du Mékong. Au carrefour entre les études et leur premier métier, les élèves ont la chance de côtoyer des grands noms du domaine informatique partenaires de Passerelles numériques telles qu’Accenture, Lexmark, NCR,NEC. Sur le terrain voici les impressions de Wandrille `Les élèves sont ainsi plongés dans le grand bain dès leur premier emploi dans, ce qui les poussent a se dépasser et qu’ils considèrent comme une marque de confiance dont ils sont reconnaissants`
C’est cette marque de reconnaissance que nous souhaitons transmettre aux personnes impliquées tout comme à ces élèves car ils nous ont permis de vivre cette fameuse citation de Marcel Proust `le seul, le vrai, l’unique voyage c’est de changer de regard`
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire